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15 novembre 2012

La magie du miel

Les petits rayons de soleil chatoient dans une cuillère à café. Il suffit juste de plonger dans ce goût que tout prend son arôme. Comme une vague de la mer lisse la rugosité du sable, ainsi le miel couvre toutes les petites gerçures de la bouche. En fondant, en flottant, il presque s’absorbe. 
De même qu’une masse collante, le miel se condense puis se répand aussitôt. Une souffle du vent d’été touche légèrement les commissures des lèvres froides, la gorge souffrante. Son âpreté paralyse, fait périr, commence à chatouiller. En arrosant le palais, la luette il laisse des milliers gouttes minuscules qui continuent à se briser. Le temps s’arrête, rien n’est plus important que cette ambroisie douce qui soude la langue, les lèvres, les paupières.


Une ombre

Je suis quelqu’un qui habite dans ce monde.
Je me réveille tôt le matin, je me prépare et j’y vais! 
Lors de mon adolescence je suis allé au collège, au lycée. 
Maintenant je vis tout seul, je continue à bouger. 
Je cours le matin, puis je vais au boulot, le soir parfois je vais au resto. 
Le vendredi d’habitude je fête le début de week-end 
et puis je vais au bar prendre un coup de vin d’Inde. 
Si j’ai la possibilité je vais au ciné, sinon je vais me promener. 
Une fois par an je vais à l’étranger durant mes jours de congés.
Je suis quelqu’un bien organisé dans la vie mais je n’ose jamais à changer. 
J’ai mon prénom, j’ai mon nom, après ma naissance on m’a même donné mon nombre. 
Chut ! Personne ne doit entendre cela puisque je suis une ombre...

14 novembre 2012

Les esquisses bizarres


De temps en temps je fais des esquisses. Soit je dessine une brève image juste pour capter l'idée qui m'est vénu à l'esprit par hasard, soit(si j'ai plus de temps) j'ouvre ma boîte à outils et commence à étirer mes mots comme une pâte pour gâteau mais sans jamais la découper.
Il y a environ six mois quand je me suis mis à rêver d'un voyage lointain. J'imaginais les montagnes, les lacs, l'océan sans l'horizon, les prairies avec milles fleurs différentes. J'imaginais une maison au bord de la mer. Dans me tête elle était tellement proche de l'eau que les moindres émotions de la mer faisaient peur. Le plus souvent la mer était gentille mais dès fois elle sortait de son habitat. Je pense qu'elle avait besoin de rencontrer les gens, aller voir les arbres qui étaient loin de la plage. Ou encore, elle avait envie de voyager. Voyager à sa manière, comme elle le pouvait. Personne ne savait l'arrêter ou l'expliquer qu'il ne fallait pas déborder. Parce que même si elle débordait par gentillesse, elle faisait beaucoup de mal aux gens.

Alors un jour dans un pays inconnu, dans un val perché teint terreux est né quelqu'un qui avait la clé invisible de la mer. Sa naissance était une grande surprise pour ses parents puisqu'ils ne l’attendaient pas si tôt. L'enfant a grandi dans une famille presque parfaite. Ses grand-parents voulaient qu'il devienne un peintre, ses parents consideraient qu'il devait être un musicien mais l'enfant, qui est devenu bientôt un adulte, voulait être un simple voyageur. Un voyageur qui ouvrait la porte des cultures différentes et essayait d'expliquer les choses simples à l'aide des gestes . 

Aujourd'hui dans son appartement il y a trois objets qui lui rappellent de ses racines. Le tableau inspirant d'aller chercher les couleurs, la guitaire incitant à créer l'ambiance et une photo de lys des valées qui lui rappelait les montagnes.

Cet enfant (puis l'adulte) n'a réalisé aucun des rêves ni de ses parents et ni de ses grands-parents. Il est juste devenu un voyageur et un gardien des clés de la mer débordante.